La face cachée de la relance verte

En cette époque marquée par de grands bouleversements causés par les changements climatiques, l’effondrement de la biodiversité, la récession économique et la pandémie, les grandes organisations défendant la protection de la nature et la justice sociale se font entendre plus que jamais[1, 2, 3, 4]. Nous avons des leçons à tirer pour repartir du bon pied.

Un vent frais annonciateur de changements et porteur d’espoir souffle enfin !   

Relance économique verte, développement durable, transition juste vers les énergies propres : Les pistes de solutions laissant présager un avenir meilleur, sain et respectueux de l’environnement foisonnent de partout ! 

Mais qu’en est-il vraiment ?

Ce texte se veut un appel à la vigilance face à un certain type de discours employé dans la sphère éco-capitaliste[5], branche du mouvement écologiste popularisée et institutionnalisée au milieu des années ‘80, ayant pour assise le développement durable[6,7]

Nous verrons notamment pourquoi une croissance économique perpétuelle, un développement technologique continu et la transformation d’énergie ne devraient pas être qualifiés de verts, durables, justes ou propres. 

QUAND LES ÉCOLOS PARLENT LE DISCOURS CLOS

Militant depuis des décennies ou nouvellement constituées dans la foulée de la lutte contre les changements climatiques, plusieurs associations et organisations non gouvernementales (ONG) ont su acquérir une influence grandissante au Québec.

Pour gagner l’opinion publique, les stratégies de communication de ces grandes organisations font souvent appel au discours clos, une tactique de propagande efficace omniprésente dans les sphères du pouvoir et du marketing. 

Dans L’homme unidimensionnel – Essai sur l’idéologie de la société industrielle avancée paru en 1964, le philosophe Herbert Marcuse dénonçait déjà cette tactique linguistique permettant à l’ordre établi de régner sans qu’une véritable opposition puisse avoir lieu. Le discours clos n’explique pas, il dicte. En fermant tout espace à la réflexion ou à la remise en question, il s’autojustifie lui-même. Il supprime toute la substance et la nuance qu’il peut y avoir entre un sujet et l’attribut qu’on lui accolera. Il transforme une proposition improbable en formule magique. C’est bien là que réside la force de ce langage à caractère répressif :  

« Imposer à celui qui reçoit [le message] des constructions où le sens est réduit et détourné, où le contenu est bloqué, [forçant] à accepter ce qu’il offre sous la forme où il l’offre »[8].

Dans les lignes qui suivent, nous nous intéresserons à deux techniques de discours clos répandues dans les sphères d’influence, notamment chez les éco-capitalistes : L’utilisation d’oxymores, i.e. lier ensemble un nom et un adjectif qui ont des significations opposées (ex : combustible propre) et la répétition.

Pour rendre désirables des idées contestables, quoi de mieux que de leur attribuer des adjectifs qui leur sont diamétralement opposés et de marteler ces expressions pourtant illogiques ad nauseam ? La redondance hypnotique de ces propositions trompeuses nous conditionnera à les accepter sans même en connaître les fondements et conséquences. 

Prenons l’exemple de l’adjectif propre. Dans le communiqué « Recommandations pour le plan de relance économique après covid-19 à court et moyen terme, afin de stimuler l’emploi et d’accélérer la transition écologique » publié par la Fondation David Suzuki (disponible en ligne ici)[9], l’adjectif propre est répété 18 fois, dont trois fois pour décrire des « technologies », une fois pour parler respectivement des concept de « croissance », « [d’] énergie » et « [d’] économie » et 10 fois pour qualifier des « combustibles ». L’effort pour faire avaler qu’un combustible puisse être propre est marquant : Parmi la liste des huit domaines recommandés pour relancer l’économie, le sixième s’intitule COMBUSTIBLES PROPRES et est complètement dédié à la promotion de ces derniers. 

Transformer de l’énergie via des processus technologiques ne peut pas être propre

Analysons ce qu’implique l’utilisation d’un combustible pour en arriver à mobiliser une forme d’énergie spécifique. Transformer de l’énergie via des processus technologiques ne peut pas être propre, d’autant plus si l’on parle de faire brûler de la matière pour accéder à l’énergie voulue. Dans le cas du carburant promu par le communiqué susnommé, on répète l’oxymore combustible propre sans jamais expliquer de quoi il s’agit. 

En fait, il est question de combustibles liquides provenant de la transformation de biomasse. Cette biomasse peut notamment être de source forestière avec toutes les nuances et risques de dérapages[10] que cela implique (Lire l’article du Mouton Noir à ce sujet). D’abord, il faut collecter la matière première de quelque façon. Ensuite, il faut la transporter, construire ou faire fonctionner des infrastructures pour la traiter. Pour certains types de combustibles liquides, les processus de transformation de la biomasse impliquent l’atteinte de températures et de pressions très élevées dans de puissants cuiseurs. Pour d’autres, il faudra recourir à des étapes de purification ou de lavage à l’eau, produisant donc des rejets qu’il faudra traiter ou dont il faudra disposer. Finalement, le produit fini nécessitera à nouveau du transport pour être distribué et ultimement brûlé afin de transformer l’énergie chimique dégagée lors de la combustion, en énergie mécanique s’il s’agit de faire avancer un véhicule par exemple. 

Faire abstraction de ces procédés énergivores et polluants, c’est laisser croire que l’énergie peut être mobilisée sans conséquence pour l’environnement, comme par magie. Hypnotisé par la répétition de l’amalgame combustible propre, l’imaginaire du public est colonisé par cette association qui deviendra une vérité absolue, difficile à déconstruire. 

Fait historique : L’utilisation propagandiste de l’adjectif propre ne date pas d’hier pour imposer l’acceptation d’une proposition. Pendant la guerre froide, on parlait des bombes propres pour désigner les bombes nucléaires[11].

Relancer ou Réduire ?

Notons que, malgré le fait qu’elles soient à l’origine de tous les maux causés à l’environnement, nos surproduction et surconsommation ne sont ni mentionnées et encore moins appelées à être réduites dans nombre de communiqués[12, 13, 14, 15] proposant un plan de relance économique. En fait, selon la Fondation David Suzuki, « nous n’avons pas à choisir entre la relance économique et l’environnement : nous pouvons atteindre ces deux objectifs plus rapidement en prenant des décisions intelligentes dès maintenant ». On appelle à relancer avant de réduire. Ce discours s’éloigne du slogan scandé par les écologistes d’il y a cinquante ans lors du premier Jour de la Terre : « Réduire, Réutiliser, Recycler » (traduction libre)[16, 17]

L’INSOUTENABLE ET INJUSTE CAPITALISME VERT

En ne choisissant pas entre croissance économique et écologie, nous espérons qu’un découplage soit encore possible, c’est-à-dire maintenir un PIB croissant tout en réduisant notre empreinte écologique via des technologies dites vertes. C’est le pari du capitalisme vert ou relance verte.

Premièrement, le gros problème, c’est qu’après 40 ans de développement durable, aucun gain n’a été fait à l’échelle globale sur le plan environnemental[18]

Dans son rapport Decoupling Debunked le Bureau Européen de l’Environnement démystifie le découplage et « constate qu’il n’y a aucune preuve empirique soutenant quelque existence d’un découplage entre croissance économique et dégradation écologique qui soit absolu, permanent, mondial, substantiel et suffisamment rapide [pour faire face à la dégradation de l’environnement mondial et pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de l’objectif de 1,5 ° C]. Le découplage absolu est également très peu probable à l’avenir, conclut le rapport »(Traduction libre)[19]

Deuxièmement, s’accrocher au PIB comme indice de bien-être s’avère problématique dans une optique de soutenabilité. Comme l’expose l’Institut de Recherche et d’Informations socioéconomiques (IRIS) dans un billet de janvier 2019, « [le] PIB ne calcule pas l’impact de l’épuisement des ressources naturelles, de la concentration de la richesse, des changements climatiques, etc. […] »[20].

Il échoue également à faire ressortir le fossé qui se creuse entre les classes socioéconomiques.   

Troisièmement, les promotrices et promoteurs d’une économie verte, comme Équiterre avec leur dossier choix de société intitulé Les mythes sur les énergies renouvelables[21], oublient de mentionner[22, 23, 24] :

  • L’externalisation de la destruction d’écosystèmes non seulement pour procéder à l’extraction minière des terres rares et métaux nécessaires à la conception de ces technologies, mais aussi pour implanter les champs d’éoliennes et de panneaux solaires, 
  • Les risques d’épuisement des stocks de terres rares et métaux face à une demande exponentielle et les tensions géopolitiques, notamment avec la Chine, ce qui risque de miner l’approvisionnement,
  • L’externalisation de la misère humaine vécue par les travailleurs du sud global dans les mines et/ou sur les chaînes de montages industrielles de ces technologies,
  • La consommation accrue d’énergies fossiles impliquée dans tout le processus de production et d’acheminement de ces technologies,
  • Les limites physiques et d’efficacité énergétique des technologies vertes qui ne peuvent subvenir à elles seules aux demandes démesurées et insoutenables de notre mode de vie. Jusqu’à présent, les énergies dites renouvelables ne se substituent pas aux énergies fossiles que nous surconsommons. 
  • Et la liste s’allonge. 

Guillaume Pitron, journaliste français et auteur du livre La guerre des métaux rares, la face cachée de la transition énergétique et numérique est incisif :

« On a cru un peu trop facilement à cette chimère verte. On a gobé un message politique, industriel, marketing, qui a été corroboré par les organisations environnementales. »

dit-il lors de son entretien avec Philippe Mercure de La Presse[25]

Il demeure donc primordial de se montrer critique face aux discours faisant la promotion de la relance du système économique, car « le capitalisme, basé sur l’exploitation des ressources tant naturelles qu’humaines, nous mène droit dans l’impasse », comme le résumait Alain Deneault lors d’une entrevue accordée à Radio-Canada[26]

La prudence est également de mise lorsqu’il est question de transition écologique. Le terme transition étant souvent accompagné des qualificatifs verte et juste, il est essentiel de demander : Verte et juste pour qui ? Comment ? Verte et juste pour quelles parties du globe ? Une transition vers quoi exactement ? Pour combien de générations futures cette transition demeure-t-elle verte et juste ? etc.

DÉCLOISONNER LE DISCOURS ÉCOLO 

Il peut être compréhensible que les ONG et différentes associations aient historiquement opéré avec prudence sur les questions environnementales, climatiques et de justice sociale. Sauf qu’à présent, il y a urgence et il est plus que temps de durcir le ton en employant un langage précis. Après plus de 50 ans de résultats insuffisants, de constats d’aggravation des injustices sociales et d’extermination du vivant, nous devons prendre acte de l’échec et des torts du solutionnisme technologique vertpropredurable

Plutôt que de le maintenir clos, le discours écologiste doit se décloisonner afin de permettre aux pistes de solution radicales (ciblant la racine des problèmes socio-environnementaux) d’avoir leur juste place dans l’espace public et dans l’élaboration collective d’un plan pour bâtir une société soutenable. Il n’y aura pas de solution magique. Les propositions complexes, nécessitant un effort de compréhension, une profonde remise en question, une analyse rigoureuse et n’offrant pas de remède miracle sont souvent les plus justes, mais aussi les moins confortables dans l’immédiat. 

La décroissance est possiblement la seule direction physiquement et éthiquement acceptable pour aspirer à vivre dignement. En dehors du discours clos, émergent des initiatives qui s’engagent à communiquer des informations et des pistes de solutions décroissancistes dont la rigueur et l’approche systémique se montrent à la hauteur des défis à venir. 

Par exemple, le groupe indépendant et sans but lucratif Polémos[27], dédié à la recherche sur la décroissance, lançait son site web le 21 mai dernier. Contrastant avec le discours éco-capitaliste, Polémos annonçait sa sortie via un article intitulé Relancer l’économie croissanciste ou refaire la société? qui fut publié dans Le Devoir[28].  (N.B. Le Devoir a changé la version originale du titre et quelques passages du texte dont la version originale[29] est disponible ici).

« Produire moins, partager plus, décider ensemble ». Voilà des principes emballants qui ne peuvent qu’accroître notre bien-être commun et personnel en harmonie avec les non-humains et la nature dont nous faisons partie intégrante. Ces principes proviennent de l’incontournable livre sur la décroissance écrit par Yves-Marie Abraham, professeur à HEC Montréal. Sa lecture est nécessaire pour comprendre comment nous nous sommes précipités au bord du gouffre en emportant tout avec nous, pour saisir pourquoi le mythe du développement durable n’est qu’une fuite en avant et, surtout, comme son titre l’exprime si bien, pour que nous puissions enfin Guérir du mal de l’infini[30].

Texte de Noémi B.Civil, pour Prospérité sans pétrole
avec la participation de :
Guillaume Bazire
Martin Poirier
Benoit St-Hilaire
Patricia Posadas

Merci à Yves-Marie Abraham, Professeur à HEC Montréal et à Frédéric Bérard, journaliste pour votre précieuse collaboration.


[1] Communiqué de la Fondation David Suzuki, mai 2020, https://fr.davidsuzuki.org/publication-scientifique/recommandations-pour-le-plan-de-relance-economique-apres-covid-19-a-court-et-moyen-terme-afin-de-stimuler-lemploi-et-daccelerer-la-transition-ecologique/

[2] Communiqué Équiterre, Pour une relance solidaire, prospère et verte: 15 leaders économiques, syndicaux, sociaux et environnementaux répondent à l’appel du gouvernement Legault et offrent des pistes pour la relance, 15 avril 2020, https://www.equiterre.org/communique/pour-une-relance-solidaire-prospere-et-verte-15-leaders-economiques-syndicaux-sociaux-et-

[3] Stéphanie Marin, Relance post-COVID: plaidoyer pour la planète signé par 40 millions de soignants, La Presse Canadienne, 25 mai 2020,

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/202005/25/01-5274981-relance-post-covid-plaidoyer-pour-la-planete-signe-par-40-millions-de-soignants.php

[4] Global Climate and Health Alliance, Every Breath Matters, and the World Health Organization in service of the global medical and health community, Over 40 million health professionals urge G20 leaders to put public health at the core of Covid-19 recovery, 25 mai 2020, http://climateandhealthalliance.org/press-releases/over-40-million-health-professionals-urge-g20-leaders-to-put-public-health-at-the-core-of-covid-19-recovery/  Lettre adressée au G20 disponible en anglais ici : https://healthyrecovery.net/ et en français ici : https://reporterre.net/IMG/pdf/lettre_aux_chefs_d_etat_du_g20_.pdf

[5] Saral Sarkal, Eco-socialism or eco-capitalism, Zed Books, 1999, p.7

[6] Ibid [5]

[7] Louis Marion, À propos de la décroissance, Polémos – Décroissance, 10 avril 2020, https://polemos-decroissance.org/louis-marion-a-propos-de-la-decroissance/

[8] Herbert Marcuse, L’homme unidimensionnel : essai sur l’idéologie de la société industrielle avancée, Les éditions de minuit, 1964, p. 115

[9] ibid [1]

[10] Rémy Bourdillon, Faut-il avoir peur de la biomasse?, Le mouton noir, 23 mai 2020, https://www.moutonnoir.com/2020/05/faut-il-avoir-peur-de-la-biomasse

[11] Ibid [8]

[12] Ibid [1]

[13] Ibid [2]

[14] Ibid [3]

[15] Ibid [4]

[16] The history of Earth Day, https://www.earthday.org/history/

[17] Don Fitz, What is energy denial, Resilience, 12 septembre 2019, https://www.resilience.org/stories/2019-09-12/what-is-energy-denial/

[18] Gilbert Rist, Genèse, oxymore et échec du « développement durable© », Le Partage, 8 avril 2020,  https://www.partage-le.com/2020/04/08/genese-oxymore-et-echec-du-developpement-durable-par-gilbert-rist/

[19] Timothée Parrique, J. Barth, F. Briens, C. Kerschner, A. Kraus-Polk, A. Kuokkanen, J.H. Spangenberg, Decoupling Debunked, Evidence and arguments against green growth as a sole strategy for sustainability, European Environmental Bureau, juillet 2019, https://eeb.org/decoupling-debunked1/

[20] Bertrand Schepper, Le PIB est-il encore le meilleur indicateur pour mesurer le bien-être économique?, Insitut de recherche et d’informations socioéconomiques, 22 janvier 2019,  https://iris-recherche.qc.ca/blogue/le-pib-est-il-encore-le-meilleur-indicateur-pour-mesurer-le-bien-etre-economique

[21] Équiterre, Les mythes sur les énergies renouvelables, 2015-2016, https://www.equiterre.org/choix-de-societe/dossier/les-mythes-sur-les-energies-renouvelables

[22] Philippe Mercure, Métaux rares: le côté sombre de la transition énergétique, (un entretien avec Guillaume Pitron, journaliste et auteur du livre La guerre des métaux rares – La face cachée de la transition énergétique et numérique), La Presse, 14 novembre 2019, https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/201911/13/01-5249592-metaux-rares-le-cote-sombre-de-la-transition-energetique.php

[23] William Rees, Don’t Call Me a Pessimist on Climate Change. I Am a Realist, 12 novembre 2019, https://www.resilience.org/stories/2019-11-12/dont-call-me-a-pessimist-on-climate-change-i-am-a-realist/

[24] Transition & Énergies, L’éolien, le solaire et les batteries menacés par une pénurie de matières premières, 19 mai 2020, https://www.transitionsenergies.com/eolien-solaire-batteries-penurie-matieres-premieres/

[25] Ibid [22]

[26] Alain Deneault, Le capitalisme et le mode de fonctionnement de la société comme nous les connaissons ne pourront pas perdurer, Désautels le dimanche, 5 avril 2020, https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/desautels-le-dimanche/segments/entrevue/164081/crise-capitalisme-alain-deneault-societe

[27] https://polemos-decroissance.org/

[28] Polémos, groupe de recherche indépendant sur la décroissance au Québec, Comment relancer l’économie autrement, Le Devoir, 22 mai 2020, https://www.ledevoir.com/opinion/idees/579392/comment-relancer-l-economie-autrement

[29] Polémos, groupe de recherche indépendant sur la décroissance au Québec, Relancer l’économie croissanciste ou refaire la société?, Polémos – Décroissance, 22 mai 2020, https://polemos-decroissance.org/lettre-opinion-refaire-la-societe/

[30] Yves-Marie Abraham, Guérir du mal de l’infini, Les Éditions Écosociété, 2019

Publié par grandrefus

Ce blogue est alimenté par Noémi B.Civil, une simple citoyenne qui est persuadée que ce modeste statu devrait suffire pour bâtir un monde où il est possible de vivre dignement.

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